Marc Genevois (SAP) : «Si SAP lâche sur l’innovation, on risque de ...

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Marc Genevois (SAP) : «Si SAP lâche sur l’innovation, on risque de ...

Messagede CAL_DE_TER » 10 Mars 2016, 14:33

Marc Genevois (SAP) : «Si SAP lâche sur l’innovation, on risque de devenir une commodité»

L'OPINION - 19/02/2016

Arrivé à la direction générale de SAP France en octobre, Marc Genevois veut aider ses clients à se rapprocher des start-up dans les meilleures conditions. Objectif : que le premier éditeur de logiciel européen ne devienne pas ringard

Les faits — Marc Genevois était le directeur des opérations de SAP France depuis 2012, après avoir exercé des responsabilités dans le groupe à Hong-Kong pour la région Asie-Pacifique. Succédant à Henri van der Vaeren, il prend les rênes d’une entreprise dont l’image vieillit à côté de certaines start-up qui brillent dans les médias. Sa mission : réduire la complexité et faire de l’innovation un facteur de succès.

Quelle vision portez-vous chez SAP France depuis votre nomination à la direction générale début octobre ?

J’étais déjà dans l’entreprise: il n’y a pas eu beaucoup de difficultés que je n’avais pas estimées à l’avance. Je positionne SAP sur l’innovation, en expliquant que nous sommes autre chose qu’un éditeur de « back-office ». Cela prend mieux que ce que je ne le pensais chez les clients et les partenaires, mais cela ne veut pas dire que tous les clients ont envie de faire des choses avec nous. Pour eux, tout ce qui est innovant est porté par des prototypes, des start-up, des développements spécifiques, etc. Ils sont donc en phase d’essai. Si nous ne sommes pas l’interlocuteur naturel, ils se disent que même s’ils travaillent avec des acteurs qui font des prototypes dans un garage, ils auront ensuite besoin d’un partenaire qui a un savoir-faire technologique et des solutions fiables.

Vous n’êtes pour autant pas aussi agile qu’une start-up…

On ne fait pas croire aux clients que l’on sait tout faire et que l’on va développer des solutions aussi vite qu’une start-up! Mais SAP a la capacité de répondre aux évolutions et aux besoins du marché, dans une position qui n’est pas du tout hégémonique. Beaucoup de clients nous ont mis en contact avec des start-up avec lesquelles ils travaillent pour que ces dernières migrent leur environnement vers notre plateforme, notamment pour être intégrés aux systèmes d’information SAP de leurs clients. Je n’ai pas trop de doute qu’on arrivera à annoncer de nouveaux partenariats dans notre programme Startup Focus.

Comment ce changement est vécu dans les équipes ? Dans l’écosystème ?

Une grande partie des collaborateurs, incluant nos labs de R&D, sont fiers de voir un SAP qui accentue le virage vers l’innovation. Et il y a toujours une population qui se dit qu’on ne gagnera pas notre vie ainsi et que c’est une perte de temps. Mais je suis persuadé qu’ils s’apercevront que l’avenir du marché est bien sur l’innovation. Beaucoup d’intégrateurs qui travaillent sur le back-office SAP - et gagnent bien leur vie ainsi - ont choisi de ne pas porter l’innovation, en travaillant avec d’autres acteurs. Leurs clients risquent de décrocher : à partir du moment où l’on perd l’aspect innovation - là où les clients investissent, donnent de la visibilité et où les directions générales apportent de l’attention - ils risquent de perdre le reste. Et si quelqu’un se met entre nous et le client sur l’innovation industrielle, SAP risque de devenir de plus en plus une commodité. Toutefois, nous ne sommes pas paranoïaques vis-à-vis de notre compétition historique : ce ne sont pas Microsoft ou Oracle qui nous inquiètent.

Pourquoi tout miser sur l’expérience client et l’industrie 4.0 ?

Il faut avoir la capacité de répondre aux entreprises et à leurs clients, quel que soit le canal de communication. Quand on parle d’expérience client, c’est bien beau de vendre mais le consommateur attend d’être livré en temps et en heure. La connexion avec notre métier historique, la gestion de la chaîne logistique, devient alors naturelle. Dans ce paradigme, il faut être en phase avec les fournisseurs, les compétiteurs, etc. À l’autre bout de la chaîne, il y a la partie de l’industrie du futur, à savoir la capacité à améliorer les flux de production avec des usines. On a commencé des chantiers par exemple avec Faurecia. Le projet initié avec eux vise à couvrir l’intégralité de leurs usines dans le monde sur une période de trois ans.

L’autre pari de SAP, c’est HANA, une architecture informatique dont les performances en matière de gestion de bases de données sont plus élevées. Les entreprises françaises y croient-elles ?

Aujourd’hui, 20 % de nos clients ont déjà migré contractuellement sur Hana, ce qui est déjà pas mal. Tous ceux que je rencontre se posent la question et me demandent : quand, combien et comment. La problématique des clients est économique, mais se joue notamment sur la promesse de la valeur ajoutée apportée par le temps réel. Sur ce point, nous n’avons pas été assez pertinents en termes d’explications et de communication. Les clients cherchent à savoir ce que la rapidité va leur apporter. La question devient pertinente pour tous les clients quand ils se rendent compte qu’ils peuvent faire des choses nouvelles avec le temps réel. Mais ce n’est pas à nous de choisir : je sais moins bien qu’Elior comment ils gèrent leurs restaurants. C’est en travaillant avec des ateliers de « design thinking » et en comprenant leurs besoins métiers et ce qu’ils souhaitent apporter de nouveau à leurs clients qu’on peut trouver des éléments disruptifs.


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